Les grands barrages

Barrage de DumbéaLes grands barrages peuvent présenter un risque pour les populations situées en aval et font donc l’objet d’une surveillance particulière. On se souvient en effet des accidents dramatiques tels que celui de Malpasset ou, plus récemment de celui du Drac.

Le contrôle des grands barrages relève pour partie de la compétence de la Nouvelle-Calédonie (sécurité civile) pour leur surveillance tant au moment de la construction que du suivi en service. La DIMENC exerce le rôle de bureau de contrôle des grands barrages en Nouvelle‑Calédonie.

Il n’existe pas à proprement parler de réglementation calédonienne sur la sécurité des barrages mais des règles de l’art inspirées de la réglementation métropolitaine et contrôlées au plus haut niveau par le comité technique permanent des barrages et ouvrages hydrauliques (CTPBOH). Ces règles s’appliquent à la construction, à la mise en eau et tout au long de l’exploitation du barrage. Un travail est actuellement en cours pour élaborer une réglementation en Nouvelle-Calédonie.

Le Service Industrie est assisté dans cette mission par un représentant du BETCGB (Bureau d’Etudes Techniques et de Contrôle des Grands Barrages situé à Grenoble) qui donne des avis techniques sur tous les rapports que peut lui soumettre le Service notamment sur les rapports annuels d’exploitation et les rapports d’auscultation initiés par les exploitants des barrages. Ce représentant du BETCGB peut venir faire une mission en Nouvelle-Calédonie à la demande de la DIMENC afin de l’assister dans la réalisation des inspections sur site permettant de s'assurer d'un bon niveau de sécurité des barrages.

Les ouvrages de retenues destinés à être contrôlés et qualifiés de grands barrages sont classés au regard de la réglementation  métropolitaine de la manière suivante :

 
Classe  Caractéristiques géométriques
A

H² √ V >= 1 500 et H>=20

B

Ouvrage non classé en A pour lequel

H² √ V >= 200 et H >= 10 

C

a) Ouvrage non classé en A ou B pour lequel

H² √ V >= 20 et H >= 5

 

b ) Ouvrage pour lequel les conditions prévues au a) ne sont pas satisfaites mais

qui répond aux conditions cumulatives ci-après :

i) H > 2 ;

ii) V > 0,05 ;

iii) A l’intérieur de l’espace situé à l’aval du barrage, jusqu’à une distance par

rapport à celui-ci de 400 mètres, il existe une ou plusieurs habitations

  • H est la hauteur de l'ouvrage exprimée en mètres ; on retiendra la plus grande valeur mesurée verticalement entre le sommet de l'ouvrage et le terrain naturel à l'aplomb de ce sommet.
  • V est le volume d’eau retenu exprimé en millions de mètres cube ; il est défini pour une hauteur d’eau correspondant à la cote de retenue normale. Dans le cas des canaux, le volume considéré est celui du bief entre deux ouvrages vannés.
  • P est la population maximale exprimée en nombre d'habitants résidant dans la zone protégée en incluant notamment les populations saisonnières.

D’autres ouvrages peuvent être qualifiés de grands barrages au cas par cas.

En Nouvelle-Calédonie, sont concernés les barrages de la Néaoua, Yaté, Dumbéa ainsi que, pour VALE Nouvelle-Calédonie, le stockage des résidus de l’unité de traitement du minerai de nickel et un ouvrage de décantation des eaux de la mine.

 

De plus, les ouvrages soumis au plan ORSEC* "Aménagements hydrauliques" (PPI* "grands barrages") de Nouvelle-Calédonie répondent aux critères suivants :

  • une hauteur entre la crête et le terrain naturel supérieure à 20 mètres.
  • un réservoir d’une capacité supérieure et/ou égale à 5 millions de mètres cubes.

 

Ci-joint une fiche expliquant le risque de rupture de barrage et les actions à mettre en oeuvre
Fiche risque de rupture de barrage (version 2014)

* ORSEC : Organisation de la réponse de sécurité civile
* PPI : Plan particulier d'intervention

Barrage de Yaté

Le saviez-vous, si je me promène en aval du barrage de Yaté …

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