Coup d’accélérateur pour le renouvelable

Les objectifs de production d’électricité d’origine photovoltaïque sont désormais fixés à 293 MW d’ici à 2025 (© engie).
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Le gouvernement a décidé d’autoriser 130 MW supplémentaires pour des projets photovoltaïques. Un nouveau bond pour la production d’électricité d’origine renouvelable avec un autre effet attendu : amorcer la transition énergétique dans le secteur métallurgique.

« Il s’agit d’une séance historique pour le secteur de l’énergie et du renouvelable », a introduit le porte-parole du gouvernement, Christopher Gygès. La programmation pluriannuelle des investissements (PPI) de production électrique a été de nouveau modifiée « pour ouvrir le plus grand appel à projets concernant la filière photovoltaïque ». 130 MW supplémentaires vont être autorisés dans ce secteur, soit près de cinq fois plus que l’objectif initial fixé en 2016, en cohérence avec le Schéma pour la transition énergétique de la Nouvelle-Calédonie (STENC). « 130 MW, cela représente 84 % de la distribution publique de Nouméa et environ 50 % de celle de la province Sud », a précisé le membre du gouvernement également en charge de l’énergie.

Secteur métallurgique

Cette nouvelle programmation s’étalera sur trois ans et permettra à la production d’énergie renouvelable du territoire d’assurer à 100 % la consommation de la distribution publique, tandis que le surplus de cette « électricité propre » sera revendu au secteur métallurgique. « Notre objectif pendant cette mandature est d’aller chercher la transition énergétique sur le secteur métallurgique », a rappelé Christopher Gygès. La SLN est concernée avec l’appel à manifestation d’intérêt en cours pour sa future centrale qui préconise fortement une part d’énergie renouvelable, mais aussi « l’usine du Sud qui souhaite s’inscrire dans la démarche portée par Tesla d’avoir "un nickel éthique et durable" ».     

Projets innovants

Dans sa lancée, le gouvernement a également fixé les conditions d’éligibilité des prochaines centrales photovoltaïques de puissance supérieure à 250 kW qui pourront être construites sur la Grande Terre. Les critères d’évaluation des dossiers reposent sur le tarif de vente de l’électricité, l’intérêt des projets pour le développement économique et social de la zone d’implantation, le niveau de maîtrise foncière et le montant du loyer du terrain. L’objectif a été fixé à 20 MWc sur terres coutumières et à 6 MWc pour des projets photovoltaïques innovants. « Nous souhaitons ouvrir cette nouvelle vague de projets innovants à d’autres types d’énergie : hydroélectricité, énergie marine ou encore biomasse » Autre décision : ouvrir 4 MW supplémentaires pour les installations en toiture de puissance inférieure à 250 kW. « Faire de la Nouvelle-Calédonie un modèle en matière d’énergie renouvelable dans le Pacifique est vraiment un objectif en bonne voie », a conclu Christopher Gygès.   

Trois fermes solaires en province Nord

Lors de sa séance du 25 août, le gouvernement a également autorisé l’exploitation de trois nouvelles centrales solaires pour une puissance totale de 11,36 MWc, toutes situées en province Nord sur les communes de Canala, Koumac et Poum, sur terres coutumières.